Trois choses que j’ai apprises

J’approche doucement de mon 40e anniversaire, et depuis quelque temps je me je me demande ce que j’ai appris ces dix dernières années. Voici un aperçu :

  1. Le bonheur ça se cultive tous les jours. Etre heureuse dérive plus d’une intention intérieure que d’évènements extérieurs. Une même attention délicate de la personne que nous aimons peut nous réchauffer le coeur ou nous agacer, tout dépend de comment on la reçoit — mon pauvre conjoint en sait quelque chose !
  2. Je ne peux faire plus d’une chose à la fois. Je sais, c’est la fin d’un mythe de puissance feminine… Si deux choses requièrent ma concentration, je ne peux les faire au même temps : participer à une conversation et lire un livre ; écrire un billet avec la télévision en sous-fond ; prêter attention aux paroles de mon conjoint et éditer un texte etc…
  3. L’envie de procrastiner ne passe pas avec l’âge. J’ai toujours été une grande « procrastineuse » (si j’invente du vocabulaire je vous prie de m’en excuser) et j’ai l’impression que cela empire avec le temps, car  j’ai de plus en plus de choix dans comment j’occupe mon temps. Ma seule consolation, une citation de David Allen (auteur de « S’organiser pour mieux réussir ») dans un de ses podcasts :

« Ce sont les personnes les plus vives, intelligentes et sensibles qui procrastinent le plus. »

J’écris parce que…

J’écris parce que une partie de moi a besoin de ce moyen d’expression. Ca peut paraitre paradoxal, car je passe déjà la majorité de ma vie professionnelle à écrire : des dossiers de financement, des projets de recherche, des articles scientifiques, des articles de vulgarisation, des lettres, des emails… On croit que l’écriture soit moins importante dans les études scientifiques que dans les étudies humanistes. Rien de plus faux. Pour avancer dans les sciences, il faut lire les travaux des chercheurs qui ont étudié un sujet avant nous, puis à notre tour exposer nos travaux à l’oral et par écrit, le plus clairement et de la façon la plus lisible possible.

J’écris tous les jours, mais une partie de moi se sent frustrée de n’écrire que « sur commande ». Mon imagination reste en manque de quelque chose. Et si j’écrivais de la fiction ? Ou une série de billets sur un blog qui décrivent mon état d’âme, la vie quotidienne d’un chercheur, ou l’expérience très personnelle d’accompagner la reconversion professionnelle de mon conjoint ?

Mais est-ce que cela serait une « bonne » utilisation de mon temps ? Parfois je me le demande… Pourquoi perdre du temps à écrire autre chose que la pile de projets de rédaction qui me m’attendent côté professionnel ? Et si c’est pour me détendre, pourquoi ne pas m’occuper autrement que devant un clavier ? Il ne faut pas croire que l’écriture soit ma seule activité personnelle, mais c’est vrai qu’elle est celle que j’entreprends le plus facilement dans les petits recoins de temps entre une activité et l’autre.

Qui suis-je ?

Je m’appelle Alessia Maggi. J’écris quotidiennement dans ma vie professionnelle mais toujours « sur commande ». Ceci est mon premier blog en français (je suis de nationalité italienne, et j’ai maintenu Sismordia – Seismology at Concordia, blog en anglais, pendant 3 ans).

Rédiger des billets de blog est un exercice différent de ceux dont j’ai l’habitude. Ce sera pour moi une façon de partager mon enthousiasme pour de nombreux sujets et d’améliorer mon expression écrite par le biais de la pratique (j’espère rédiger au moins un billet par semaine).

Je suis de professeur et chercheur en sismologie à Strasbourg ; j’ai fait plusieurs missions en Antarctique ; j’ai une vie de couple épanouie et heureuse ; je joue de la musique, je chante, je danse, je pratique le TaiChi et je suis secouriste diplômée.